La progestérone chute fortement à la ménopause, en même temps que les œstrogènes, et cette baisse explique une partie des troubles ressentis (bouffées de chaleur, sommeil perturbé, sécheresse vaginale). Un traitement hormonal peut être proposé par un médecin pour les symptômes gênants, avec une préférence actuelle en France pour la progestérone naturelle micronisée plutôt que pour les progestatifs de synthèse. Des solutions non hormonales, à base de plantes, existent aussi en accompagnement.

En bref : À la ménopause, les ovaires cessent de produire de la progestérone et des œstrogènes, ce qui provoque bouffées de chaleur, troubles du sommeil et sécheresse vaginale chez de nombreuses femmes. Quand ces symptômes sont gênants, un médecin peut proposer un traitement hormonal de la ménopause associant estradiol et progestérone micronisée (Utrogestan), aujourd’hui la référence en France selon le CNGOF, car son profil de sécurité est plus favorable que celui des anciens progestatifs de synthèse. En dehors du cadre médical, un accompagnement par les plantes (actée à grappes, sauge, soja) peut soutenir le confort au quotidien, sans remplacer un avis médical. La décision de suivre un THM se prend toujours avec un médecin, en tenant compte des antécédents personnels.
Pourquoi la progestérone chute à la ménopause
La progestérone est sécrétée par le corps jaune, une structure qui se forme dans l’ovaire après l’ovulation. À l’approche de la ménopause, les cycles deviennent irréguliers puis les ovulations cessent : la production de progestérone chute avant même celle des œstrogènes, ce qui explique pourquoi certains signes (cycles courts, seins tendus, irritabilité) apparaissent dès la périménopause. Une fois la ménopause installée, les deux hormones restent à un niveau bas de façon durable.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) : ce que recommandent la HAS et le CNGOF
Face à des symptômes gênants (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil), un médecin peut proposer un traitement hormonal associant un estrogène et de la progestérone. Le schéma aujourd’hui privilégié en France, selon le CNGOF et le groupe d’étude sur la ménopause (GEMVi), associe de l’estradiol par voie cutanée à de la progestérone naturelle micronisée (nom commercial Utrogestan), prise au moins 12 jours par mois chez les femmes non hystérectomisées. Son usage a progressé de 40 % ces dernières années, au détriment des anciens progestatifs de synthèse, en recul de 60 %.
Cette évolution s’appuie sur des données de sécurité plus favorables : la progestérone micronisée et la dydrogestérone sont, à ce jour, les seules molécules progestatives à ne pas montrer de sur-risque thrombotique ni de méningiome dans les études de cohorte françaises (étude E3N de l’Inserm). Le THM reste un traitement médical soumis à prescription, contre-indiqué en cas d’antécédent de cancer hormonodépendant (sein, endomètre), de maladie thromboembolique veineuse ou de pathologie hépatique active. Toute décision se prend avec un médecin, après un bilan individuel.
| Type de progestérone | Origine | Statut |
|---|---|---|
| Progestérone micronisée (Utrogestan) | Identique à l’hormone naturelle, produite en laboratoire | Médicament sur ordonnance, référence actuelle en France |
| Progestatifs de synthèse | Molécules chimiques dérivées | Médicament sur ordonnance, utilisation en recul |
| Phytohormones (soja, actée à grappes, sauge) | Extraits végétaux | Compléments alimentaires, sans ordonnance |
Le Yam et la diosgénine : une confusion fréquente à ne pas reproduire
Le Yam (Dioscorea villosa, igname sauvage) contient de la diosgénine, une molécule utilisée depuis les années 1950 comme matière première pour synthétiser la progestérone et certains œstrogènes en laboratoire, notamment pour les traitements hormonaux et les contraceptifs. Cette étape de conversion chimique n’existe pas dans l’organisme humain : aucune voie enzymatique connue ne permet au corps de transformer la diosgénine en progestérone. Consommer ou appliquer du Yam n’élève donc pas le taux de progestérone, contrairement à ce que laissent parfois entendre certains produits commerciaux. Le Yam garde en revanche des propriétés propres, documentées en phytothérapie traditionnelle : soutien du confort digestif et action antioxydante.
C’est la raison pour laquelle Yamplex Crème, le soin cutané au Yam de la gamme Effiplex, est présenté comme un cosmétique de routine et non comme un traitement hormonal : sa fiche produit le précise explicitement, et tout trouble lié à la ménopause relève d’un avis médical.
Les plantes utilisées en accompagnement de la ménopause
En dehors du cadre médical du THM, plusieurs plantes sont traditionnellement associées au confort de la ménopause, sans se substituer à une prise en charge médicale des symptômes marqués :
- L’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), l’une des plantes les plus étudiées dans ce contexte.
- Le soja, source d’isoflavones, dont la structure se rapproche des œstrogènes végétaux.
- La sauge officinale, traditionnellement utilisée pour la sensation de confort pendant les bouffées de chaleur.
- L’angélique chinoise (Dong Quai), souvent associée aux précédentes en médecine traditionnelle.
Le complément Menaplex, de la gamme Effiplex, associe justement l’actée à grappes, le soja, l’angélique chinoise et la sauge dans une même formule en gélules, pour les femmes qui recherchent un accompagnement à base de plantes pendant cette période.
Quand consulter un médecin
Une consultation est recommandée dès que les symptômes de la ménopause deviennent gênants au quotidien (sommeil très perturbé, bouffées de chaleur fréquentes, sécheresse vaginale invalidante), pour évaluer avec un médecin l’intérêt d’un traitement hormonal et vérifier l’absence de contre-indication. Elle est indispensable en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer du sein ou de l’utérus, de maladie thromboembolique ou de saignements anormaux après la ménopause.
⚕️ Avertissement médical : Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un avis médical. Consultez un médecin avant toute supplémentation ou tout traitement hormonal, en particulier en cas d’antécédent de cancer hormonodépendant, de maladie thromboembolique ou de pathologie hépatique. Les compléments alimentaires ne remplacent pas un traitement médical prescrit.
Écrit par Jean-Marie Butterlin, rédacteur santé et responsable éditorial de Labeffiplex.
Fondateur du média santé et longévité UltraSanté, coauteur avec le Dr Moulay Ali Belghiti du livre La Bible de la Longévité. Il rédige et supervise les contenus santé de Labeffiplex, avec des sources scientifiques citées et une distinction claire entre ce qui est prouvé et ce qui reste hypothétique.
Information générale, sans valeur de diagnostic ni de prescription. Un complément alimentaire ne remplace ni une alimentation variée ni un traitement. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

