La quercétine est un flavonoïde présent naturellement dans les oignons, les câpres, les pommes et le thé vert, étudié pour son rôle dans le soutien des défenses naturelles et le confort respiratoire en période allergique. Cet article fait le point sur cinq effets documentés par la recherche scientifique, en distinguant clairement ce que dit la science de ce que peut apporter un complément alimentaire au quotidien.

En bref — La quercétine est un pigment flavonoïde antioxydant que l’on trouve dans l’oignon rouge, les câpres, les pommes et le thé vert. Les travaux de recherche in vitro et certains essais cliniques préliminaires suggèrent qu’elle participe à l’équilibre de la réponse immunitaire, qu’elle intervient dans la stabilisation des mastocytes impliqués dans les réactions allergiques, et qu’elle possède une activité antioxydante reconnue par l’Anses dans sa base de données sur les composés phénoliques. Elle ne remplace ni un traitement antihistaminique prescrit, ni un avis médical en cas d’allergie sévère ou de pathologie chronique. Un complément alimentaire à base de quercétine peut accompagner une hygiène de vie favorable au confort respiratoire et immunitaire, en complément d’une alimentation variée.
Qu’est-ce que la quercétine et où la trouve-t-on ?
Ce flavonoïde appartient à la famille des flavonols, un sous-groupe présent dans de nombreux végétaux. Il se concentre surtout dans la pelure de l’oignon rouge, les câpres, le sarrasin, les pommes avec la peau et le thé vert. L’alimentation occidentale en apporte en moyenne 10 à 25 mg par jour, une quantité jugée insuffisante pour observer les effets rapportés dans les études cliniques, qui utilisent généralement des doses de 500 à 1000 mg par jour sous forme de complément.
Sa faible biodisponibilité orale constitue une limite connue : la forme libre est peu absorbée par l’intestin. Les formes liposomées ou associées à la bromélaïne et à la vitamine C améliorent son assimilation, ce qui explique le développement de compléments combinant ces actifs.
1. Une action antioxydante documentée par l’Anses
La quercétine neutralise les radicaux libres et limite le stress oxydatif cellulaire, un mécanisme largement caractérisé en laboratoire. La base de données Phenol-Explorer, développée avec le soutien de l’Inserm, la recense parmi les polyphénols alimentaires les plus étudiés pour leur pouvoir antioxydant. Cette activité contribue à la protection des cellules contre le vieillissement oxydatif, sans que cela ne constitue une allégation de traitement d’une maladie liée à l’âge.
2. Un rôle dans le confort allergique par stabilisation des mastocytes
Les mastocytes sont des cellules immunitaires qui libèrent de l’histamine lors d’une réaction allergique, provoquant éternuements, nez qui coule ou démangeaisons oculaires. Des travaux in vitro publiés sur PubMed montrent que ce flavonoïde inhibe la libération d’histamine par les mastocytes et les basophiles, un mécanisme comparable à celui de certains stabilisateurs mastocytaires utilisés en pharmacologie. Ces résultats restent majoritairement issus d’études de laboratoire ou de petits essais chez l’humain ; ils ne permettent pas d’affirmer qu’il traite ou prévient une allergie diagnostiquée. En cas de rhinite allergique ou d’asthme, un avis médical reste indispensable, ce complément pouvant tout au plus accompagner le confort respiratoire au printemps.
3. Un soutien aux défenses naturelles en période hivernale
Plusieurs revues de littérature indexées sur PubMed rapportent que ce flavonoïde module l’activité des cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages) et pourrait renforcer la réponse antivirale de l’organisme, notamment en synergie avec le zinc dont il favoriserait le transport intracellulaire. Cet effet dit « ionophore du zinc » a été étudié in vitro et reste un axe de recherche actif, sans validation clinique suffisante pour une allégation de santé formelle. Ce complément peut ainsi s’inscrire dans une stratégie globale de soutien immunitaire hivernal, aux côtés de la vitamine C, de la vitamine D et du zinc, sans se substituer à la vaccination ou aux traitements prescrits par un médecin.
4. Une contribution possible à la santé cardiovasculaire
Une méta-analyse d’essais randomisés publiée sur PubMed a observé qu’une supplémentation en quercétine (500 mg/jour ou plus) était associée à une légère réduction de la pression artérielle systolique chez des sujets à risque cardiométabolique. Les auteurs soulignent que ces résultats demandent confirmation par des études de plus grande ampleur. Il ne s’agit en aucun cas d’un traitement de l’hypertension artérielle, qui relève d’une prise en charge médicale dédiée ; ce complément peut tout au plus participer au maintien d’une fonction cardiovasculaire normale dans le cadre d’une hygiène de vie équilibrée.
5. Des propriétés anti-inflammatoires étudiées in vitro
Ce flavonoïde inhibe certaines voies inflammatoires (NF-κB, cytokines pro-inflammatoires) dans des modèles cellulaires, ce qui alimente l’intérêt de la recherche pour le confort articulaire et la récupération après l’effort. Ces données restent principalement précliniques. Aucune étude ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’un tel complément soigne une inflammation chronique ou une pathologie articulaire ; l’accompagnement du confort au quotidien reste le cadre d’usage validé pour un complément alimentaire.
Comment bien choisir et prendre la quercétine ?
Pour optimiser l’absorption intestinale, privilégiez une forme liposomée ou une association avec de la bromélaïne et de la vitamine C. Prenez le complément au cours d’un repas contenant un peu de matière grasse, qui favorise l’assimilation des flavonoïdes. Respectez toujours la dose indiquée sur l’étiquette du produit.
| Critère | Recommandation |
|---|---|
| Forme recommandée | Quercétine liposomée (meilleure biodisponibilité) |
| Moment de prise | Au cours d’un repas |
| Associations utiles | Vitamine C, zinc, bromélaïne |
| Public à avis médical préalable | Grossesse, allaitement, traitement en cours, insuffisance rénale |
| Sources alimentaires | Oignon rouge, câpres, pommes, thé vert |
Méthode en 3 points avant de se supplémenter :
- Vérifier l’absence d’interaction avec un traitement en cours (anticoagulants, antibiotiques quinolones)
- Choisir une forme à biodisponibilité optimisée (liposomée) plutôt qu’une quercétine standard peu absorbée
- Demander l’avis d’un professionnel de santé en cas d’allergie sévère, de grossesse ou de pathologie chronique
Quercétine et immunité : ce qu’il faut retenir avant de se lancer
Ce flavonoïde s’inscrit dans une approche globale du terrain immunitaire et allergique, aux côtés d’une alimentation riche en fruits et légumes colorés, d’un sommeil de qualité et d’une activité physique régulière. Elle ne dispense jamais d’une consultation médicale en cas de symptômes persistants, de fièvre, de difficultés respiratoires ou de réaction allergique sévère. Pour un soutien immunitaire hivernal plus large, la vitamine D3 et la vitamine C liposomée complètent utilement une routine de prévention.
Pour aller plus loin, consultez notre article sur le rôle du zinc dans l’immunité et notre guide des compléments pour booster l’immunité.
⚕️ Avertissement médical : Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un avis médical. Consultez un médecin avant toute supplémentation, en particulier en cas de traitement, grossesse ou pathologie. Les compléments alimentaires ne remplacent pas un traitement médical prescrit ni une alimentation équilibrée.
Écrit par Jean-Marie Butterlin, rédacteur santé et responsable éditorial de Labeffiplex.
Fondateur du média santé et longévité UltraSanté, coauteur avec le Dr Moulay Ali Belghiti du livre La Bible de la Longévité. Il rédige et supervise les contenus santé de Labeffiplex, avec des sources scientifiques citées et une distinction claire entre ce qui est prouvé et ce qui reste hypothétique.
Information générale, sans valeur de diagnostic ni de prescription. Un complément alimentaire ne remplace ni une alimentation variée ni un traitement. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

