La quantité d’oméga-3 par jour conseillée à un adulte en France est de 500 mg d’EPA et de DHA réunis, dont au moins 250 mg de DHA, plus environ 2 g d’acide alpha-linolénique (ALA) d’origine végétale. Ces repères changent avec l’âge, la grossesse et l’objectif : un enfant de 5 ans n’a pas les besoins d’une femme qui allaite.

En bref – La quantité d’oméga-3 par jour recommandée par l’Anses pour un adulte est de 500 mg d’EPA + DHA, dont 250 mg de DHA, et d’environ 2 g d’ALA. Un enfant de 3 à 9 ans a besoin de 250 mg d’EPA + DHA, un adolescent de 500 mg, un nourrisson de 70 mg de DHA. Deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, couvrent l’essentiel de ces besoins. Selon le règlement européen, l’EPA et le DHA contribuent au fonctionnement normal du cœur dès 250 mg par jour. Les doses de 2 à 4 g relèvent d’objectifs précis et d’un avis médical ; l’EFSA fixe à 5 g par jour l’apport complémentaire sans problème de sécurité chez l’adulte.
Quelle quantité d’oméga-3 par jour pour un adulte ?
Pour un adulte en bonne santé, la quantité d’oméga-3 par jour de référence en France est de 500 mg d’EPA + DHA, dont 250 mg de DHA. Ces chiffres viennent du rapport de l’Anses sur les apports conseillés en acides gras (2011), qui fixe aussi l’ALA à 1 % de l’énergie, soit environ 2 g pour 2 000 kcal.
L’ALA est l’oméga-3 végétal des noix, de l’huile de colza et du lin. Le corps le transforme en EPA puis en DHA, mais avec un rendement si faible que, selon l’Anses, il ne couvre pas les besoins en DHA. L’EPA et le DHA, apportés surtout par les poissons gras, se comptent donc à part. L’EFSA retient de son côté 250 mg d’EPA + DHA par jour : c’est le seuil d’un effet physiologique reconnu, quand les 500 mg de l’Anses visent un apport optimal.
Quantité d’oméga-3 par jour selon l’âge
Les besoins évoluent avec l’âge, surtout pour le DHA, très présent dans les membranes du cerveau et de la rétine. Le tableau reprend les apports nutritionnels conseillés de l’Anses.
| Âge ou situation | DHA | EPA + DHA | ALA |
|---|---|---|---|
| Nourrisson de 6 à 12 mois | 70 mg | Non défini | 0,45 % de l’énergie |
| Enfant de 1 à 3 ans | 70 mg | Non défini | 0,45 % de l’énergie |
| Enfant de 3 à 9 ans | 125 mg | 250 mg | 1 % de l’énergie |
| Adolescent de 10 à 18 ans | 250 mg | 500 mg | 1 % de l’énergie |
| Adulte | 250 mg | 500 mg | 1 % de l’énergie (environ 2 g) |
| Femme enceinte ou allaitante | 250 mg | 500 mg | 1 % de l’énergie |
Pendant la grossesse, le règlement européen 432/2012 autorise cette allégation : l’apport de DHA par la mère contribue au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et du nourrisson allaité, avec 200 mg de DHA par jour en plus des 250 mg d’EPA + DHA de l’adulte. La revue Cochrane de Middleton et coll. (2018), sur 70 essais, associe ces apports à moins de naissances avant 37 semaines (risque relatif 0,89). La décision revient au médecin ou à la sage-femme.
Quelle quantité d’oméga-3 par jour selon l’objectif ?
Pour l’équilibre courant, la quantité d’oméga-3 par jour à viser reste celle des apports conseillés. Des doses plus élevées correspondent à des allégations validées par l’Union européenne, chacune avec son seuil :
- Cœur : l’EPA et le DHA contribuent au fonctionnement normal du cœur, avec 250 mg par jour.
- Cerveau et vision : le DHA contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale, avec 250 mg de DHA.
- Triglycérides : l’EPA et le DHA contribuent au maintien d’une concentration normale de triglycérides sanguins, avec 2 g par jour.
- Pression artérielle : ils contribuent au maintien d’une pression artérielle normale, avec 3 g par jour, sans dépasser 5 g d’apport complémentaire.
Ces allégations concernent le maintien d’une fonction normale. Une hypertension ou des triglycérides élevés relèvent d’un suivi médical. Côté prévention cardiovasculaire, les essais restent partagés : l’essai VITAL de Manson et coll. (2019), chez 25 871 adultes prenant 1 g par jour, n’a pas réduit les événements cardiovasculaires majeurs, quand la méta-analyse de Hu et coll. (2019), sur 127 477 participants, observe 8 % d’infarctus en moins. La revue Cochrane d’Abdelhamid et coll. (2020) conclut à un effet faible ou nul sur la mortalité globale.
Assiette ou complément : comment atteindre ses apports
L’alimentation suffit souvent à couvrir la quantité d’oméga-3 par jour conseillée. Une portion de 100 g de saumon, de maquereau ou de sardine apporte en général 1 à 2,5 g d’EPA + DHA : deux portions de poisson par semaine, dont une grasse, couvrent la moyenne des besoins. L’Organisation mondiale de la santé conseille aussi de préférer les graisses insaturées aux graisses saturées. Pour l’ALA, une cuillère à soupe d’huile de colza et une poignée de noix approchent les 2 g quotidiens ; le régime méditerranéen en donne un bon modèle.
Le complément sert quand le poisson se fait rare : végétariens, personnes qui ne l’aiment pas, femmes enceintes qui évitent les grands prédateurs marins. L’Anses leur déconseille l’espadon, le marlin et le requin, riches en méthylmercure. Une huile de microalgue apporte du DHA sans produit animal. Pour comparer les sources, voyez notre guide huile de foie de morue ou oméga-3 et notre article sur l’huile de krill.
Méthode : calculer votre quantité d’oméga-3 par jour
- Comptez vos portions de poisson gras sur une semaine : une portion apporte environ 1,5 g d’EPA + DHA, soit 200 mg par jour lissés.
- Comparez au repère de votre âge : 500 mg pour un adulte ou un adolescent, 250 mg pour un enfant de 3 à 9 ans.
- Calculez l’écart : avec une portion par semaine, il manque environ 300 mg par jour à un adulte.
- Lisez l’étiquette : additionnez les milligrammes d’EPA et de DHA, pas la quantité totale d’huile.
- Demandez l’avis du médecin avant de dépasser 1 g par jour, et toujours sous anticoagulant.
Peut-on prendre trop d’oméga-3 ?
Oui, même si la marge reste large. L’EFSA a conclu en 2012 qu’un apport complémentaire jusqu’à 5 g par jour d’EPA + DHA, ou 1 g de DHA seul, ne pose pas de problème de sécurité chez l’adulte. Au-delà de la quantité d’oméga-3 par jour conseillée, l’intérêt n’est pas démontré chez une personne en bonne santé. La méta-analyse de Gencer et coll. (2021), sur 81 210 patients, associe même les oméga-3 marins à un risque accru de fibrillation atriale : +12 % jusqu’à 1 g par jour, +49 % au-delà.
Les oméga-3 peuvent aussi renforcer l’effet des anticoagulants. Les effets courants restent digestifs : renvois au goût de poisson, selles molles. En cas d’allergie au poisson ou aux crustacés, vérifiez l’origine de l’huile.
Bien choisir son complément d’oméga-3
Pour atteindre la quantité d’oméga-3 par jour visée, regardez la teneur en EPA et en DHA plutôt que la quantité d’huile : une capsule de 1 000 mg d’huile de poisson standard n’en contient souvent que 300 mg. Prenez-la au cours d’un repas qui contient des graisses, ce qui améliore l’absorption et limite les renvois, et conservez-la à l’abri de la chaleur. L’huile de krill apporte ses oméga-3 sous forme de phospholipides, avec de l’astaxanthine ; l’huile de poisson, sous forme de triglycérides.
Questions fréquentes sur la quantité d’oméga-3
Combien de mg d’oméga-3 par jour pour un adulte ?
L’Anses fixe la quantité d’oméga-3 par jour d’un adulte à 500 mg d’EPA + DHA, dont au moins 250 mg de DHA, et environ 2 g d’ALA végétal. L’EFSA retient 250 mg d’EPA + DHA, seuil à partir duquel ils contribuent au fonctionnement normal du cœur. Deux portions de poisson par semaine, dont une grasse, couvrent en général ces besoins.
Quelle quantité d’oméga-3 par jour pour un enfant ?
L’Anses conseille 70 mg de DHA par jour de 6 mois à 3 ans, puis 125 mg de DHA et 250 mg d’EPA + DHA de 3 à 9 ans. Entre 10 et 18 ans, les repères rejoignent ceux de l’adulte. Le poisson reste la meilleure source ; un complément se discute avec le pédiatre.
Combien d’oméga-3 pendant la grossesse ?
Les repères sont ceux de l’adulte, 500 mg d’EPA + DHA par jour. Selon le règlement européen, 200 mg de DHA par jour en plus contribuent au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus. Toute supplémentation se décide avec le médecin ou la sage-femme.
Faut-il prendre ses oméga-3 le matin ou le soir ?
Le moment compte peu. L’important est de les prendre au cours d’un repas qui contient des graisses, car leur absorption en dépend. Répartir la dose sur deux repas peut limiter les renvois au goût de poisson chez les personnes sensibles.
Quelle quantité d’oméga-3 par jour ne pas dépasser ?
L’EFSA estime qu’un apport complémentaire jusqu’à 5 g par jour d’EPA + DHA ne pose pas de problème de sécurité chez l’adulte. Au-delà de 1 g par jour, des essais ont observé un risque accru de fibrillation atriale : un avis médical s’impose avant les fortes doses, surtout sous anticoagulant.
⚕️ Avertissement médical : Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un avis médical. Consultez un médecin avant toute supplémentation, en particulier en cas de traitement, grossesse ou pathologie. Les compléments alimentaires ne remplacent pas un traitement médical prescrit ni une alimentation équilibrée.
Écrit par Jean-Marie Butterlin, rédacteur santé et responsable éditorial de Labeffiplex.
Fondateur du média santé et longévité UltraSanté, coauteur avec le Dr Moulay Ali Belghiti du livre La Bible de la Longévité. Il rédige et supervise les contenus santé de Labeffiplex, avec des sources scientifiques citées et une distinction claire entre ce qui est prouvé et ce qui reste hypothétique.
Information générale, sans valeur de diagnostic ni de prescription. Un complément alimentaire ne remplace ni une alimentation variée ni un traitement. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

